Avril 2022

sommaire

Responsabilité & Environnement

Adaptation au changement climatique

Numéro complet

N° 106

Préface : Enfin !

Par Barbara POMPILI
Ministre de la Transition écologique

Introduction

Par Hervé LE TREUT, Michel PASCAL
IPSL

Préambule Adaptation au changement climatique : mieux définir les enjeux pour engager le débat

Par Ronan DANTEC
Sénateur de Loire-Atlantique et membre du Conseil national de la transition écologique (CNTE)

Quel sera le climat en 2050 et ses conséquences ?

Les principaux enseignements du 6e rapport du groupe I du GIEC

Par David SALAS Y MÉLIA
Chercheur climatologue au Centre national de recherches météorologiques (Météo-France et Centre national de la recherche scientifique)

Le groupe I du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a publié, en août 2021, son 6e rapport sur les bases scientifiques du changement climatique. Ce rapport réaffirme le fait que l’origine humaine des changements climatiques observés depuis la deuxième moitié du XIXe siècle est sans équivoque, qu’il s’agisse du réchauffement mondial (+ 1,1°C), du recul des neiges et des glaces, de l’acidification des océans ou de la hausse du niveau marin. L’une des avancées majeures du rapport est de mettre en évidence l’influence humaine sur l’intensité et la fréquence de phénomènes extrêmes tels que les vagues de chaleur ou les fortes pluies. Les évolutions observées du climat vont se poursuivre – il est notamment acquis que la température du globe atteindra le seuil de 1,5°C d’ici à vingt ans –, mais elles peuvent encore être contenues si des actions fortes, rapides et durables de réduction des émissions de CO2 sont menées.

Impacts du changement climatique à l’échelle mondiale : principaux enseignements du dernier rapport du groupe de travail II du GIEC

Par Éric BRUN et Lisa BOSTVIRONNOIS
ONERC

Dans cet article, nous présentons les principaux impacts, déjà observés ou projetés, du changement climatique sur les systèmes naturels et humains, à l’échelle mondiale. Nous nous appuyons sur le dernier rapport du GT2 du GIEC ‒ un document de plusieurs milliers de pages ‒ et souhaitons donner au lecteur quelques clés pour mieux en appréhender les résultats dans les domaines qui l’intéressent.

Panorama en Europe et en France des effets présents et à venir du changement climatique

Par Jérôme DUVERNOY
Chargé de mission Adaptation au changement climatique au ministère de la Transition écologique

Dans cet article, nous présentons les principaux impacts du changement climatique aux échelles européenne et française, déjà observés et projetés sur la base des rapports du GIEC, d’un rapport récent de l’Agence européenne de l’environnement et des rapports thématiques de l’ONERC.

Quel climat en France en 2050 et 2100 ?

Par Virginie SCHWARZ
Présidente-directrice générale de Météo-France

et Jean-Michel SOUBEYROUX
Directeur adjoint scientifique de la direction de la Climatologie et des Services climatiques de Météo-France

La France n’est pas épargnée par l’ampleur du changement climatique constaté et à venir. DRIAS2020, le nouveau jeu de projections climatiques mis à disposition par Météo-France, précise à l’échelle de la métropole les évolutions climatiques décrites dans les travaux du GIEC. Jusqu’au milieu de ce siècle, l’évolution est peu dépendante des scénarios d’émissions de gaz à effet de serre, avec un réchauffement moyen de + 1,7°C ainsi que la multiplication d’événements extrêmes, tels que les vagues de chaleur ou les sécheresses des sols. À l’horizon 2100, l’évolution, en revanche, dépend fortement des émissions de gaz à effet de serre, avec une climatologie de notre pays totalement bouleversée et des impacts majeurs sur l’ensemble de nos activités, si les émissions ne sont pas significativement réduites. Ces projections rappellent l’urgence à agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elles constituent également la base pour le développement par Météo-France de services climatiques qui apportent aux différents secteurs d’activité des aides à la décision pour leur permettre de s’adapter à des évolutions déjà inéluctables.

Les effets du réchauffement climatique sont déjà visibles

Repenser l’eau à l’ère du changement climatique

Par Denis SALLES
ETTIS Inrae

« Se préparer à vivre dans un monde différent », voilà ce à quoi semble nous astreindre le changement climatique. Le refus de céder au fatalisme de la collapsologie, tout comme aux désillusions de trente ans de promesses du développement durable, nous condamne à l’optimisme. « De l’eau pour la qualité de vie » plutôt que « de l’eau pour les usages », tel est le basculement en cours pour passer du référentiel extractiviste de l’eau, qui prévaut depuis l’ère industrielle, à une conception de l’eau comme « matrice » du vivant. Cette contribution explore les dimensions cognitives, les conflits d’intérêts, les visions du monde ainsi que les démarches de sciences de l’anticipation (scénarios, trajectoires) qui sont à même d’accélérer la transition sociale-écologique vers des futurs de l’eau souhaitables et justes.

Le changement climatique en montagne : impacts, risques et adaptation

Par Samuel MORIN
Université de Toulouse, Univ. Grenoble Alpes, Météo-France, CNRS, Centre national de recherches météorologiques, Toulouse et Grenoble

Les régions de montagne concentrent des caractéristiques qui rendent les effets du changement climatique particulièrement visibles. Elles constituent ainsi des sentinelles du changement en cours et à venir. Elles disposent d’atouts naturels et socio-économiques qui les distinguent d’autres zones géographiques, notamment sur le plan des ressources en eau, de la biodiversité et du patrimoine agricole et culturel. L’environnement spécifique de haute montagne est le support d’activités emblématiques de loisirs et de tourisme. Les régions de montagne sont également le siège de nombreux aléas naturels gravitaires qui complexifient et renchérissent leur développement socio-économique. Le changement climatique agit sur la quasi-totalité de ces enjeux interconnectés, en modifie les caractéristiques et ébranle les modes de gestion traditionnels des atouts et difficultés intrinsèques des régions de montagne. Connaissances interdisciplinaires et outils se développent pour pouvoir tenir compte de ces enjeux dans leurs stratégies territoriales de développement.

Des impacts sanitaires du changement climatique déjà bien visibles : l’exemple des canicules

Par Lucie ADÉLAÏDE, Olivier CHANEL et Mathilde PASCAL
Aix-Marseille School of Economics, Santé publique France

Le changement climatique, la perte de la biodiversité et l’altération globale de l’environnement détériorent la santé des populations. Plus particulièrement, l’augmentation des périodes marquées par des températures élevées et leur persistance pourraient constituer un risque majeur pour une large part de la population et limiter drastiquement l’activité humaine. Pourtant, les vagues de chaleur sont sous-représentées dans les analyses des événements météorologiques extrêmes, en particulier dans les évaluations économiques. Ce manque d’études, associé à la faible perception par la population du risque lié à la chaleur, limite la mise en place de mesures d’adaptation, alors que les effets des canicules sont en grande partie évitables. Cet article présente l’évolution de l’impact économique global des effets sanitaires des vagues de chaleur observées en France entre 1974 et 2020.

Les effets du changement climatique : quelle adaptation pour les territoires littoraux ?

Par Patrick BAZIN
Directeur de la gestion patrimoniale au Conservatoire du littoral

Le littoral est un milieu mouvant soumis aux forces considérables de la mer, du vent et des fleuves côtiers. Au fil des siècles, l’homme a cherché à maîtriser ces dynamiques naturelles et à fixer les rivages. Aujourd’hui, la logique s’inverse : avec l’élévation progressive du niveau de la mer, la gestion du littoral ne peut plus tout miser sur la défense rigide du trait de côte. Face aux incertitudes, une nouvelle ingénierie de la gestion des territoires littoraux se dessine, laquelle doit intégrer différentes disciplines en matière d’expertise, différentes stratégies dans le temps et des gouvernances réinventées. Les considérations développées dans cet article proviennent pour l’essentiel des enseignements tirés du projet Adapto mené par le Conservatoire du littoral depuis 2018. Elles concernent avant tout les secteurs littoraux peu urbanisés. Certaines d’entre elles peuvent trouver une application aux secteurs plus aménagés et habités, mais les enjeux qui s’y attachent sont sans commune mesure, et la transposition ne va donc pas de soi.

Résilience des systèmes électriques face au changement climatique

Par Alain BURTIN, Sylvie PAREY
EDF R&D

La question de la résilience des systèmes électriques face aux risques météo-climatiques est une question fondamentale pour la sécurité de l’alimentation en électricité et pour assurer une fourniture de qualité. Les systèmes électriques actuels ont été développés sur la base de référentiels climatiques issus de l’observation historique des phénomènes météo-climatiques. Le changement climatique en cours nous conduit à réinterroger la pertinence de nos référentiels à l’aune des évolutions en cours du climat et des projections climatiques futures réalisées dans le cadre des travaux du GIEC. Dans cet article, nous abordons l’exemple du système électrique français sur la base des études menées par EDF R&D dans le but de caractériser les évolutions du climat et leurs impacts potentiels sur le système électrique, avant de nous intéresser à la démarche d’adaptation engagée en son sein par le groupe EDF.

Le changement climatique et ses conséquences économiques

Par Laurent MONTADOR
Directeur général adjoint de la Caisse centrale de réassurance (CCR)

Alors que les rapports successifs du GIEC consolident les projections relatives à l’évolution du climat à l’horizon 2050, la modélisation des impacts du changement climatique sur les événements climatiques extrêmes gagne en précision et en opérationnalité. Les modèles développés par la CCR depuis plus d’une quinzaine d’années permettent de disposer à l’échelle de la France d’une vision territorialisée de l’évolution potentielle du coût des catastrophes naturelles. Cette perspective d’évolution inquiétante pour la sécurité des personnes comme pour la résilience économique du pays mettra fort probablement en tension un régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, qui fondé sur la solidarité nationale est unique en Europe. Face à ces évolutions, il n’est guère d’autre chemin que celui de l’adaptation, de la dynamisation des pratiques de prévention et du renforcement de l’efficacité des politiques publiques menées en la matière.

Adapter et atténuer : une approche inclusive systématique

Atténuation et adaptation : une course de vitesse face au temps

Par Hervé LE TREUT
Professeur à Sorbonne Université et à l’École polytechnique

En quelques années ou décennies, l’adaptation au changement climatique s’est imposée comme une nécessité indispensable face à un constat sans cesse grandissant, celui d’une maîtrise très insuffisante de nos émissions de gaz à effet de serre, ce qui nous éloigne toujours plus des scénarios de stabilisation proposés par les Accords de Paris. Les modalités de cette adaptation sont, en conséquence, elles-mêmes très contraintes. D’abord parce qu’il ne s’agit pas, bien sûr, d’entrer en compétition avec les actions d’atténuation, mais plutôt de déterminer ce qui est le dénominateur commun de ces deux approches. Et aussi parce que l’échelle des territoires, qui est souvent celle de l’adaptation, doit prendre en compte une réalité complexe, qui est celle du vivant, de la biodiversité comme des humains, que l’on a le devoir de protéger.

Les stratégies européenne et française d’adaptation au changement climatique

Par Jérôme DUVERNOY, Marie CARREGA, Sarah VOIRIN
Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique

Dans cet article, nous présentons un bref historique des politiques d’adaptation au changement climatique de l’Union européenne et de la France, qui sera suivi d’un panorama des politiques actuelles. Un aperçu des politiques climatiques en cours d’élaboration permet également de montrer le lien existant entre les politiques d’atténuation et les politiques d’adaptation.

Les liens entre adaptation et atténuation : quand s’adapter aggrave le changement climatique

Par Vincent VIGUIÉ
Chercheur au CIRED (École des Ponts ParisTech)

Si, au premier abord, l’« adaptation » au changement climatique et l’« atténuation » du changement climatique sont deux sujets relativement distincts, ils ne sont pas en pratique indépendants. Ils mobilisent en effet souvent les mêmes outils de politique publique, et se contraignent l’un l’autre. Notamment, certains choix d’adaptation peuvent mener à des consommations massives d’énergie (généralisation de la climatisation, dessalement de l’eau de mer…). Cela fait courir le risque d’un cercle vicieux dans lequel le changement climatique contribue lui-même à la hausse des émissions. Privilégier le déploiement d’autres stratégies, même si ce n’est pas toujours simple, est dès lors essentiel. Au-delà de l’atténuation, des questions similaires se posent avec d’autres enjeux sociaux ou environnementaux, et éviter le risque de conséquences involontairement néfastes associées à certains choix d’adaptation est un des enjeux cruciaux des années à venir.

L’adaptation au changement climatique : d’abord de l’intelligence mise dans les projets

Par Morgane NICOL, Vivian DÉPOUES
Institut de l’économie pour le climat (I4CE – Institute for climate economics)

Alors que les bénéfices de l’anticipation sont largement démontrés, le niveau d’adaptation aux changements climatiques en France reste faible. Ce constat invite à analyser les barrières rencontrées par les acteurs qui cherchent à se saisir du sujet. Dans cet article, nous revenons sur deux des cas d’étude conduits dans le cadre du projet de recherche Finadapter, tous deux situés en contexte urbain : la mise en oeuvre du plan d’adaptation de la métropole européenne de Lille et l’aménagement d’une ZAC en zone inondable dans la métropole nantaise. Ces deux cas montrent la nature des réponses à déployer, qui loin d’être uniquement des solutions techniques prêtes à l’emploi prennent également et le plus souvent la forme de combinaisons de mesures toujours spécifiques à un contexte. L’analyse de ces situations tend à démontrer qu’adapter un territoire au changement climatique n’engendre pas systématiquement des surcoûts importants, mais demande d’y consacrer des ressources humaines, du temps et une expertise pour interroger la manière dont sont conduits certains projets et certaines politiques.

Quelles perspectives pour l’eau et l’agriculture d’ici à 2050 dans le contexte du changement climatique ?

Par Hugues AYPHASSORHO
membre du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD),

Michel SALLENAVE
ancien membre du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux (CGAAER),

Nathalie BERTRAND

François MITTEAULT
ancien membre du CGEDD,

et Dominique ROLLIN
ancien membre du CGAAER

Les projections du GIEC quant aux fortes tensions à venir sur l’accès et le partage de l’eau interrogent en particulier les voies et les moyens d’adaptation de l’agriculture d’ici à 2050. Le ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation se sont saisis de cette question, confiant en 2019 au CGAAER et au CGEDD une mission sur les trajectoires d’évolution de l’agriculture à un horizon de trente ans. Sur la base d’une riche bibliographie et d’un travail de terrain conséquent, il a pu être mis en évidence que la réponse à la crise climatique nécessite à la fois un changement de modèle agricole, plus économe en eau et protecteur des sols, et, partout où cela est possible, un renforcement de la ressource en eau servant à l’irrigation, dans le respect du renouvellement de la ressource et du bon état des milieux. La mission a ainsi proposé un déploiement ambitieux de l’agroécologie et la transition vers une irrigation « de résilience », plus économe en eau. En ce sens, elle a formulé sept recommandations principales dans un projet de feuille de route.

Biodiversité et climat : les approches fondées sur la nature

Par Denis COUVET
Président de la FRB (Fondation pour la recherche sur la biodiversité)

et Hélène SOUBELET
Directrice de la FRB

Une meilleure gestion des écosystèmes pourrait contribuer à une atténuation significative du changement climatique. Pour y parvenir un certain nombre de conditions doivent être réunies : préserver et restaurer la diversité biologique de ces écosystèmes, y compris celle des communautés animales et microbiennes ; faciliter l’adaptation de ces écosystèmes aux changements globaux en maintenant des corridors et en réduisant les perturbations ; et tenir compte de la diversité des territoires en intégrant les savoirs et les valeurs associés.

Les extrêmes climatiques : perceptions et enjeux sociaux et politiques

Par Solange MARTIN
Sociologue au Secrétariat du Haut Conseil pour le climat

Alors que le changement climatique se concrétise dans le monde et en France, deux années de pandémie n’ont pas relégué la préoccupation environnementale à l’arrière-plan. Particulièrement tangibles, destructeurs et redoutés, les événements climatiques extrêmes contribuent à ancrer la réalité de l’urgence climatique dans l’opinion publique. Amenés à se reproduire de façon plus fréquente et plus intense dans le futur, ces événements rappellent également la nécessité de savoir ce que produisent ces nouveaux risques environnementaux sur les individus et les sociétés. Les sciences humaines, sociales et économiques permettent d’éclairer les multiples enjeux de cette situation. L’accroissement de l’éco-anxiété mais aussi des tensions et des conflits souligne l’urgence d’y faire collectivement face. Que chacun fasse sa part ne doit pas masquer le fait que l’urgence climatique est aussi, et même surtout, politique et sociale.

Géopolitique de l’adaptation au changement climatique : la survie et la puissance des nations

Par Jean-Michel VALANTIN
Think tank The Red (Team) Analysis Society

L’adaptation au changement climatique est un enjeu géopolitique, car cette adaptation ‒ ou la mal-adaptation ‒ est en train de devenir le moteur de la distribution internationale de la puissance. Afin d’étudier la réalité de cette évolution, ainsi que les interdépendances qui en émergent, nous nous proposons dans cet article d’étudier la façon dont la Russie et la Chine entrent dans ce processus. Cette étude de cas permet aussi de mettre en évidence la dimension militaire de cet enjeu, où la géophysique et la géopolitique se mêlent pour recomposer les modalités de la puissance

Hors dossier

Le Carbone Capture and Storage (CCS) : un véritable atout, des arbitrages nécessaires

Par Maxime EFOUI-HESS
The Shift Project

Exposée à une inévitable double contrainte carbone ‒ décarboner l’intégralité de ses activités à hauteur de 80 % d’ici à 2050 et s’affranchir presque intégralement des intrants fossiles ‒, la France ne pourra faire l’économie d’une transformation. Le plan de transformation de l’économie française de The Shift Project permet de projeter la France sur des trajectoires à la fois cohérentes sur le plan physique (énergie, matières) et sur celui de l’emploi, ainsi qu’au regard des enjeux. Parmi les solutions technologiques mobilisables, on trouve le captage et le stockage du carbone. Innovation la plus à même de capter les émissions fatales de l’industrie, elle est un atout véritable, dont les limites techniques, économiques et sociétales nous forceront à l’utiliser là où ce sera le plus efficient. Son potentiel, identifié, doit ainsi être mobilisé prioritairement pour décarboner l’industrie lourde. Seule la combinaison des trois types de leviers à disposition ‒ progrès continu, technologies de rupture et sobriété ‒ permettra d’assurer une transformation à la hauteur des objectifs nationaux de décarbonation.

La revue complète

Digital issues: abstracts

Retour en haut