Juillet 2015

sommaire

Responsabilité & Environnement

L'environnement, avec ou contre les inégalités sociales ?

Numéro complet
Ce numéro a été coordonné
par Dominique DRON et André-Jean GUÉRIN

N° 79

Editorial

Par Dominique DRON et André-Jean GUÉRIN
(CGE)

a. Histoire et constats

Progrès social-écologique et État social-écologique

Par Éloi LAURENT
Économiste à l’OFCE, professeur à Sciences Po et Stanford University

L’idée de justice environnementale est née aux États-Unis d’Amérique dans les années 1970, dans un contexte d’activisme civique et de lutte pour l’égalité raciale. Elle a mis plusieurs décennies pour commencer à être discutée sur le vieux continent plus imprégné par une tradition des droits sociaux. Aussi, la question à laquelle cet article s’attachera à répondre est : « Quelle forme concrète pourrait prendre un État-providence qui viserait non plus seulement le progrès social, mais aussi le progrès social-écologique ? ». À partir du moment où l’on constate une intrication de plus en plus étroite entre enjeux sociaux et défis environnementaux, l’État devient légitime à assumer une fonction d’allocation, de redistribution et de stabilisation dans le but de couvrir les divers risques sociaux-écologiques. (1) Cet article s’appuie largement sur l’ouvrage écrit par Éloi Laurent, Le bel avenir de l’État-providence (Éditions Les Liens qui Libèrent, 2014).

« Chasse la nature à coups de fourche : elle reviendra toujours en courant ! »

Par André-Jean GUÉRIN
Ingénieur général honoraire des Ponts, des Eaux et des Forêts

La préoccupation environnementale est récente. Pour preuve, son expression politique et institutionnelle n’a pris forme que depuis quelques décennies seulement. Et pourtant, l’histoire de la modernité industrielle laisse entrevoir des relations tumultueuses oubliées. Tandis que dans le même temps se précisait l’émergence de l’État social au cours du XXe siècle. En France, comme plus largement en Europe, les objectifs environnementaux et sociaux ne se conjuguent pas de façon identique avec les objectifs de croissance économique. La possibilité même d’un développement durable reste encore une interrogation ? Cette difficulté nécessite de profondes transformations de nos sociétés. Le philosophe-sociologue, Edgar Morin, en appelle à une métamorphose. (1) « Naturam expellas furca, tamen usque recurret », Horace Épîtres, Livre 1, Épître X, Vers 24.

Le nexus inégalités sociales-inégalités environnementales : bilan et perspectives

Par Virginie MARCHAL

Les dernières décennies ont connu une croissance économique sans précédent. Si cette croissance a favorisé l’élévation moyenne du niveau de vie, les inégalités sociales au sein des pays n’ont jamais été aussi importantes depuis l’après-guerre. Les groupes sociaux vulnérables sont souvent affectés de manière disproportionnée par les dégradations environnementales et sont, le plus souvent, mal préparés pour y faire face, ce qui les entraîne parfois vers plus de pauvreté. En dépit d’efforts ininterrompus déployés depuis plusieurs dizaines d’années en vue d’améliorer la qualité et l’efficacité de la gestion de l’environnement, le niveau des ressources naturelles continue de se détériorer dans de nombreuses régions du monde. Si certaines évolutions mondiales (l’amélioration des accès à l’eau potable, par exemple) sont des signes encourageants d’une réelle amélioration, d’autres (comme la pollution de l’air en milieu urbain et le défaut d’accès à l’assainissement de base, l’exposition au changement climatique et la dégradation des écosystèmes) représentent un risque grave pour la santé humaine et pour la capacité de développement des populations exposées des pays les plus pauvres et des populations les plus vulnérables. (1) Cet article est basé sur les travaux de modélisation menés conjointement par l'OCDE et l’Agence d’évaluation environnementale des PaysBas (PBL) dans les Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050 (OCDE, 2012a).

Exemples de dispositifs d’évaluation des inégalités environnementales de santé Méthodologie et premiers résultats de la plateforme française PLAINE

Par Julien CAUDEVILLE
INERIS

Cet article se propose d’explorer la thématique des inégalités environnementales et sociales de santé à travers la description d’expériences internationales en matière de dispositifs d’évaluation. L’article décrit le contexte de l’émergence de la thématique et de sa prise en compte dans les politiques au niveau national. Des exemples de données existantes pour caractériser les inégalités environnementales et des verrous liés à leur utilisation sont discutés et illustrés à travers la présentation de réalisations françaises dans ce domaine.

b. Dynamique du tandem société/ environnement

Inégalités environnementales et sociales : identifi er les urgences, créer des dynamiques L’avis rendu par le Conseil économique, social et environnemental (CESE)

Par Pierrette CROSEMARIE
Conseillère au CESE, membre (représentant des salariés) du CESE au titre de la vie économique et du dialogue social p.crosemarie@cgt.fr

Le 14 janvier 2015, le CESE a adopté un avis (1) intitulé « Inégalités environnementales et sociales : identifi er les urgences, créer des dynamiques ». Tous les pays et les populations ne sont pas à égalité face aux changements climatiques, à l’accès à l’énergie et à l’eau potable, aux pollutions et à la destruction des écosystèmes. Nous avons, par nos activités et nos comportements, profondément transformé notre environnement au cours des derniers siècles. L’avis du CESE focalise ses préconisations sur la dimension nationale de ce problème. Nous devons mieux prendre en compte les tensions sur les ressources, les pollutions liées à nos modes de production et de consommation, la perte de biodiversité et le creusement des inégalités économiques et sociales. La lutte contre les inégalités sociales va de pair avec un développement moins destructeur de l’environnement, et partant, avec la réduction des inégalités environnementales.

Des individus rationnels sont-ils désespérement piégés dans des dilemmes sociaux ? L’analyse d’Elinor Ostrom

Par Elinor OSTROM
Économiste et politologue américaine, Prix Nobel d’Économie en 2009

et Éloi LAURENT
(pour la traduction de l’article et la rédaction de l’introduction) (1) Économiste à l’OFCE, professeur à Sciences Po Paris et à Stanford University

Entre, d’une part, les marchandises purement privées et les biens publics et, d’autre part, le marché sensé répartir les premières de façon optimale et l’État qui crée et gère les seconds, n’y aurait-il pas d’autres catégories de biens et d’acteurs ? Depuis le célèbre article de Garett Hardin,The Tragedy of The Commons, paru dans la revue Science en 1968, la question semblait réglée. L’économiste, politologue et Prix Nobel américaine Elinor Ostrom, avec une grande opiniâtreté, a apporté une attention pointilleuse à la façon dont des communautés diverses assurent la gestion et l’exploitation dans le long terme de milieux naturels plus ou moins artificialisés de façon plus efficace que ne le font le marché ou l’État. Avec l’aide de nombreux autres chercheurs, elle a renouvelé les travaux sur les biens communs par son étude de la gouvernance polycentrique des ressources naturelles. (1) L’article s’appuie sur des extraits de la conférence donnée par Elinor Ostrom après avoir obtenu le Prix Nobel d’Économie en 2009. Éloi Laurent, avec l’accord de l’auteure, en a effectué la traduction. L’introduction de l’article est inspirée d’une note de Roland Perez. Le présent article et le choix des divers extraits sont le fruit de la collaboration entre ces deux derniers auteurs, avec André-Jean Guérin.

Les pirates somaliens et nous : histoire d’une adaptation sociale à des inégalités environnementales imposées

Par Jean-Michel VALANTIN
Docteur en études stratégiques, responsable de la rubrique Environment and Security du Think-tank The Red (Team) Analysis Society. https://www.redanalysis.org/

L’émergence de la piraterie somalienne révèle la façon dont les inégalités sociales et les transformations environnementales font naître des situations sociales et politiques nouvelles, dans lesquelles la violence armée peut être une forme efficace d’adaptation.

L’environnement : pour le meilleur ou pour le pire ?

Par Dominique DRON
Ingénieure générale des Mines, CGE, ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique

Disposer de ressources naturelles abondantes est en principe une bénédiction pour les humains, car toute société, qu’elle en soit consciente ou non, en a besoin pour vivre. De nombreuses civilisations ont organisé l’accès à ces richesses - l’eau, la terre, le gibier, le poisson… - ou leur répartition d’une façon plus ou moins égalitaire ou inégalitaire, en recourant à des procédures bien plus variées que l’alternative moderne entre la propriété publique et la propriété privée. Néanmoins, la présence de gisements fossiles ou minéraux a souvent provoqué des conflits d’appropriation meurtriers, sous-tendus par des logiques d’accaparement plutôt que de partage (comme dans de nombreux pays disposant de telles ressources). En sera-t-il de même pour les processus vivants, dont la raréfaction désormais manifeste alimenterait ainsi non plus une relative équité locale en matière d’accès (correspondant à leur répartition sur le globe), mais au contraire de nouvelles inégalités sociales à grande échelle ?

a. En matière d’agriculture et d’alimentation

Pour des agricultures productives et à hautes valeurs sociale et environnemental

Par Henri ROUILLÉ d’ORFEUIL
Académie d’Agriculture de France, chargé de mission pour l’Année internationale de l’agriculture familiale (AAIF) de la FAO (Food and Agriculture Organization - Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

2014, année de l’agriculture familiale, a été l’occasion de réfléchir à la capacité des exploitations familiales à répondre aux grands défis que les agricultures ont à relever : nourrir convenablement l’humanité, gérer durablement la plus grande part des ressources naturelles et rémunérer décemment près de 40 % du travail mondial. Les exploitations familiales sont bien placées, mieux sans doute que les entreprises qui s’aventurent dans la production agricole. Mais la grande pauvreté paysanne empêche ce potentiel de s’exprimer. Cette situation est très dommageable pour les ressources naturelles et, surtout, elle est la cause principale des hémorragies paysannes qui arrivent sur un marché du travail déjà incapable de proposer aux exclus d’aujourd’hui une réinsertion décente dans l’économie. La bonne nouvelle c’est que la transition agro-écologique nécessite un surcroît de main-d’œuvre de qualité, mais encore faut-il que la rémunération du travail agricole soit décente pour que les producteurs puissent et veuillent porter des agricultures dynamiques.

Cinquante années de politique agraire et d’aménagement du territoire dans l’île de La Réunion

Par Guillaume BENOIT
Conseil général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER)

La Réunion, comme bien d’autres îles, est un laboratoire de développement, durable ou non. Une rare intelligence collective lui a permis de mener avec succès une politique agraire et de rééquilibrage urbain/rural : elle pourrait ainsi montrer la voie à bien d’autres territoires où, faute de réponses appropriées, les problèmes de mal développement rural et de « littoralisation » viennent menacer à la fois l’environnement local et global, l’économie productive, la cohésion et la stabilité. Cependant, plusieurs évolutions ne laissent pas d’inquiéter. Mais face à celles-ci, de nouvelles mobilisations se font jour.

Des solutions rurales pour le XXIe siècle : les politiques publiques en faveur de l'agriculture familiale au Brésil

Par Bernard ROUX
Académie d'Agriculture

Dans la période actuelle, l'agrobusiness élargit de plus en plus et partout son emprise sur les campagnes. Cependant, certains pays prennent en considération les nombreux paysans malmenés par l'économie de marché, en instaurant des politiques spécifiques en faveur de l'agriculture familiale. Ces politiques prennent des formes diverses : attribution de terres, octroi de crédits bonifiés, adoption de mesures facilitant la commercialisation des produits, allocation de moyens à la vulgarisation technique. C'est le cas du Brésil, grand pays agricole, où des politiques de ce type ont été instaurées au milieu des années 1990 sous la pression des organisations représentant les paysans sans terre, puis amplifiées sous les mandats successifs du Président Lula. Outre des distributions de terres qu'il serait abusif de présenter comme une réforme agraire, elles contiennent des mesures variées conduisant à une meilleure intégration économique et sociale de la paysannerie et orientent les systèmes de production vers plus de durabilité.

La biodiversité naturelle et agricole garantit-elle la sécurité alimentaire des populations ?

Par Fayçal KEFI
Ingénieur diplômé en industries alimentaires de l’École Supérieure des Industries Alimentaires de Tunis (ESIAT), doctorant en économie agroalimentaire à l’Université de Catane en cotutelle avec Montpellier SupAgro sur le thème de la biodiversité

et Martine PADILLA
Professeure associée au Centre International de Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM)

La diversité alimentaire est la clé de la sécurité nutritionnelle, notamment pour résoudre le problème de la faim cachée (c’est-à-dire la carence en micronutriments en dépit de l’absorption d’aliments en quantité suffisante). Or, les pratiques agricoles et d’élevage ainsi que la sélection variétale modifient le contenu nutritionnel des aliments. Une très grande variabilité dans la composition en nutriments pour un même type d’aliment peut donc expliquer la faim cachée dans les cas de consommation régulière d’aliments peu denses nutritionnellement. L’étude de cinq produits (poisson, blé, riz, lait et pommes de terre) visant à mesurer la contribution en micronutriments de chacune des espèces considérées par rapport aux apports nutritionnels conseillés, montre que si le blé affiche une relative homogénéité, la différence entre les espèces est significative pour les autres produits : la contribution aux ANC varie ainsi de 17 % pour les vitamines et de 7 % pour les minéraux. La diversité dans l’assiette est donc nécessaire, mais elle n’est pas suffisante ; il faut aussi jouer la carte de la diversité génétique des espèces agricoles et animales. Par ailleurs, consommer des produits Bio plutôt que des produits conventionnels conférerait un avantage certain en ce qui concerne les vitamines et les minéraux, les oméga-3 et les fibres.

b. En matière climatique

Les impacts socioéconomiques des dérèglements et des politiques climatiques

Par Vincent VIGUIÉ
CIRED

Les enjeux climatiques fournissent une très bonne illustration des tensions entre la lutte contre les inégalités sociales et les luttes contre les inégalités environnementales. Pourtant, quand on y regarde de plus près, le schéma est plus compliqué que cela. Tout d’abord, tout dépend de l’échelle des temps sur laquelle on se situe. À long terme, en effet, les impacts que l’on cherche à éviter à court terme n’en seraient pas moins créateurs d’inégalités, et l’inaction n’en est donc pas plus justifiable. De plus, à court terme, de nombreux mécanismes de compensation et d’ajustement peuvent être mis en place et, de manière générale, une progressivité dans la mise en place de mesures au fil du temps est le meilleur levier pour atténuer ce conflit. (1) CIRED - Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement (UMR 8568 CNRS, EHESS, École des Ponts ParisTech, AgroParisTech, CIRAD), Site du Jardin Tropical, 45 bis, avenue de la Belle Gabrielle, 94736 NOGENT-SUR-MARNE.

Inégalités environnementales et justice climatique

Par Catherine LARRÈRE
Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne

Le changement climatique est un phénomène global qui affecte tous les êtres humains, sans exception, plaçant ainsi l'humanité tout entière face à un destin commun. Aussi les États sont-ils invités, pour y faire face, à surmonter leurs égoïsmes et leurs antagonismes. Mais comment y arriver quand ce changement, s'il atteint tous les êtres humains, le fait de façon très inégale, et quand les différents pays qui y sont confrontés ne disposent pas des mêmes capacités financières pour faire face aux dépenses qu'il génère ? De même, comment y arriver quand l’ancienneté et la complexité de la situation tout comme l'ampleur des répercussions des émissions de gaz à effet de serre sur le plan spatial et temporel rendent extrêmement délicate l'identification des responsabilités ? Entre les pays du Nord qui rejettent toute responsabilité passée dans les phénomènes qui sont aujourd’hui à l’œuvre, et les pays du Sud qui estiment être plus en droit d’exiger des réparations que de subir de nouvelles contraintes, le chemin de la justice est difficile à trouver. Pourtant, il n'est pas là seulement question de légitimité, il est aussi question d'efficacité : les pays ne ratifieront pas un accord qu'ils jugent injuste. Cet article examine les diverses formes d'inégalités qui existent face au changement climatique, les problèmes de justice que soulèvent ces inégalités, et la façon dont on pourrait les résoudre.

c. En milieux urbains

Les visages contrastés des inégalités socio-environnementales Les questions adressées aux politiques de régulation en milieu urbain

Par Guillaume FABUREL
Professeur, Université Lyon 2, UMR Triangle (CNRS, École Normale Supérieure, Université Lyon 2, Université de Saint-Étienne, IEP Lyon), LabEx Intelligences des Mondes Urbains

Inégalités et ségrégations environnementales seraient particulièrement concentrées en ville. Toutefois, la seule lecture par les disparités sociales en matière d’exposition environnementale (à ce jour majoritaire sur le thème des injustices environnementales) ne permet pas de renseigner les mécanismes en cause et les dynamiques urbaines impliquant directement le vécu des citadins. Pour éclairer certains paradoxes, la question des modalités d’observation et des enjeux observés est dès lors posée. Mais, plus encore, les conceptions de l’environnement et de la justice développées à ce jour dans les politiques d’urbanisme et d’aménagement urbain sont à questionner consubstantiellement.

L’aménagement du territoire littoral à l’épreuve des inégalités environnementales

Par Philippe DEBOUDT
Université de Lille Sciences et Technologies - Laboratoire Territoires, Villes, Environnement & Société (TVES) EA 4477 - UFR de Géographie et Aménagement

Du point de vue de la recherche, les travaux s’intéressant aux inégalités environnementales contribuent à rapprocher entre elles les préoccupations sociales et écologiques, qui généralement s’ignorent mutuellement (1). Pour le géographe, il s’agit de réinterroger le concept de milieu, dans le sens d'écoumène (2) (3), ou de mobiliser une approche mésologique (4). La réflexion est centrée sur les modalités de construction de la relation nature-populations vue comme un trajet perpétuel, à la fois pratique et idéologique ou théorique. Cette approche implique de replacer l’environnement dans l’histoire de chaque territoire. Il s’agit notamment d’appréhender le rapport des individus à leur environnement à travers l’expérience qu’ils en ont, là où ils vivent. Ce rapport ne se limite pas à la proximité géographique aux lieux. D’autres facteurs peuvent peser sur le vécu environnemental des individus : la mobilité résidentielle, l’attachement à un lieu, l’insertion dans des réseaux environnementaux, le traitement local des questions environnementales…

Environnement et lien social

Par Chantal DERKENNE
ADEME

et Nadia BOEGLIN
ADEME

Les pratiques vertueuses des ménages sur le plan environnemental, comme se déplacer à vélo, se prêter des appareils ou encore pratiquer le covoiturage, sont mises en exergue par les pouvoirs publics depuis une dizaine d’années. Certaines d’entre elles sont corrélées à l’émergence ou à la consolidation de liens sociaux allant, selon le contexte, de simples liens marchands jusqu’à des liens sociaux « resserrés » de type communautaire. L’enjeu de la préservation de l’environnement passe donc aussi par l’émergence de nouvelles configurations sociales. En renouvelant la culture du vivre ensemble prônée par certains, celles-ci sont à la fois une opportunité à travers la création de nouvelles solidarités et un défi à relever pour des pouvoirs publics qui sont aussi garants de la cohésion sociale.

La revue complète

Digital issues: abstracts

Retour en haut